Julie Espiau - Sculpteur Céramiste

Sculpteur céramiste professionnel, je suis née le 13 juin 1968.

L’art fait partie de ma vie depuis mon enfance. Avec des crayons et des pinceaux, je m’inspire de la campagne lot-et-garonnaise. Je puise dans la nature son énergie et ses vibrations pour dessiner et peindre.
A 18 ans, j’expose mon premier tableau.et je m’oriente vers les Arts Plastiques en suivant les cours des Beaux-Arts à Bordeaux. Je fonde une grande famille et je mets entre parenthèses ma passion. 

En 2006, un accident bouleverse mes plans. Je reviens à l’art et reprends les pinceaux qui m’accompagnent pour retrouver la santé.

La passion est plus forte que tout, je devais peindre pour m’exprimer. Tout en orange, les premiers temps, couleur qui symbolise, dans mon parcours atypique, la renaissance et le renouveau.

Démarche artistique

Dans ce virage à 360 degrés, je me réinvente dans la sculpture : c’est une révélation. La terre m’apaise, me permet de m’évader : je rentre dans ma bulle…Avec le passage à la terre, je mets en forme ce que je dessinais autrefois.

Paradoxalement mon travail de sculpteur est très influencé par la vision de la femme de peintres coloristes, comme Matisse et Gauguin, par la structuration des corps de Modigliani et ceux de Picasso et plus étonnamment par le travail des formes et des couleurs d’un Kandisnky.
Mais dans mes créations, j’explore un tout autre univers :
les corps voluptueux des femmes
la mise en exergue des vides et des pleins qui entremêlent des lignes et des courbes

Sublimer la volupté

En tant que femme et maman de 5 enfants, je souhaite en finir avec les stéréotypes des corps parfaits.. J’ai ainsi décidé de sublimer la volupté des corps pour dénoncer les canons de la beauté féminine. Les corps que je façonne échappent à la représentation de la « femme objet » et trouvent dans mes sculptures une scène pour s’exprimer.

Je mets en forme les courbes généreuses et les attitudes sensuelles sous les traits de Naïades et de Sirènes. Souvent représentées nues dans la peinture classique, elles admiraient leurs corps dans le miroir de l’eau. J’ai souhaité réinterpréter cette vision de la beauté. C’est ainsi que mes déesses ont des corps généreux et des sentiments universels. La beauté d’un corps ne se réduit pas être parfait. Elle réside au contraire dans sa particularité et surtout dans sa différence. LA femme n’existe pas, il y en a des milliers, toutes aussi belles les unes que les autres.

Sculpteur du vide

Bien plus que la simple représentation des corps, je tends à exprimer par les vides les émotions exacerbées. Je passe à travers l’enveloppe corporelle pour faire resurgir l’intime, le personnel. Ce que l’on veut, ou ne peut pas dire. Les vides et les pleins font partie intégrante de mes sculptures. L’un n’existe pas sans l’autre. Ils se complètent, dialoguent et s’entremêlent pour faire place à une création originale. Je modèle la matière et sculpte le vide, comme autant de destinations pour dévoiler les émotions et l’intime.

L'influence océanique

Chaque pièce est unique. A chaque forme se marie une couleur, en résonance à une émotion. C’est le début de la rencontre entre notre perception et nos sens les plus profonds.

Mon installation en 2018 sur la côte basco-landaise et la proximité avec l’océan est une source constante d’inspiration. Pour créer, je me nourris de toutes les représentations féminines et des attitudes corporelles que je retrouve sur les plages, mais aussi des formes et couleurs que j’observe dans la nature, liquide et solides. Ensuite, je laisse mon imagination s’exprimer.

Distinctions

Deux distinctions sont à l’origine de mon installation professionnelle. Le prix de la Céramique Contemporaine à Artoulouse en 2017 et le prix de sculpture à Marssac sur Tarn.

Mes “Elégantes marines“ ont reçu le coup de cœur du jury toutes disciplines confondues au Salon des arts aquitains à Blanquefort pour l’ensemble des Elégantes marines et une mention du jury au Salon d’automne d’Anglet.